Hier, j’ai profité d’un grand soleil pour retourner sur le terrain. La météo ne s’annonçait pas terrible, mais mon emploi du temps me laissait juste ces quelques jours pour aller y faire quelques bricoles.

Au programme, je voulais passer un coup de débroussailleuse dans le petit bosquet mais surtout installer un système de goutte à goutte pour toutes les plantations faites cet hiver.

Finalement, la journée s’est annoncée bien plus belle que prévue. C’est donc sous un soleil radieux que j’ai pu amorcer mon bronzage 2015 et faire (presque) tout ce que j’avais prévu de faire :

Premier petit tour rapide pour évaluer la reprise des végétaux et la grosse surprise, on est proche des 100% de réussite. Tout au plus, on devrait perdre 3/4 plants qui donnent quelques signes de faiblesse, mais dont le coeur est encore vert. Tout n’est donc pas encore perdu.

J’ai eu également une bonne et une mauvaise surprise. En fait c’est la même. Deux fruitiers (un pêcher et un cerisier) on été attaqué vraisemblablement par des chevreuils. Ce n’est pas une bonne nouvelle car il va falloir que j’envisage de protéger rapidement les troncs des arbres du verger mais en voyant les choses du côté positif, l’environnement sauvage semble préservé.

Pêcher grignoté par les chevreuils

Pêcher grignoté par les chevreuils

Je ne sais pas si la construction de la maison va faire fuir le gibier, mais l’idée de pouvoir observer des chevreuils dans la prairie jouxtant le terrain, n’est pas une idée qui me déplait.
Pendant les deux jours passés sur place, j’ai pu observer et entendre une multitude d’oiseaux différents (pigeons ramiers, pic vert…). Même si au loin, on entend le bruit de quelques véhicules ou tondeuses, on n’en est pas moins dans un cadre super agréable.

J’ai donc nettoyé le sous bois histoire de limiter toutes les repousses de ronces et autre épines noires. Quand je me rappelle comment c’était avant, je verse dans l’autosatisfaction mais le résultat est là.

sous-bois

L’espace en sous bois une fois nettoyé

Une fois que la haie séparative aura pris de la hauteur, il ne manquera plus que quelques aménagements et plantations, quelques accessoires de jardin pour faire de cet espace un endroit vraiment sympa. J’imagine déjà le banc et le hamac en bonne place à l’ombre de ces vieux chênes et les clients en train de profiter de la quiétude des lieux. Bon, il y a encore du boulot avant d’en arriver là…

J’ai également nettoyé l’espace verger, histoire que mes jeunes arbres ne passent malencontreusement dans la faucheuse du paysan qui fait les foins, mais aussi pour pouvoir poser le système d’arrosage automatique.

verger

Le verger nettoyé en attente de la pose du goutte à goutte

J’ai également fait un peu de nettoyage dans la haie de charmilles. Malgré ces dernières semaines plutôt ensoleillées, la terre était encore collante mais j’ai pu commencer à apprécier les bien-faits du BRF. Je sens que dès que possible, je vais faire tourner le broyeur, mais avec 150 mètres de haies ce n’est pas encore demain que j’aurai un tapis suffisant pour limiter les corvées de nettoyage. Une chose est certaine,  le BRF améliore sensiblement la structure du sol, les premiers résultats sont là et indéniables, c’est quand super encourageant pour la suite.

Etant à plus de 2 heures de route du terrain, j’ai voulu installer un système automatisé d’arrosage pour éviter des allers-retours pas très écolos et surtout très chronophages. J’avais deux contraintes, la distance à arroser et la nécessité de ne pas arroser si ce n’était pas nécessaire.

Je me suis donc orienté sur un programmateur Gardena couplé à une sonde d’humidité. J’ai choisi un système à deux voies pour pouvoir adapter l’arrosage en fonction des zones. Une zone pour la haie et une zone pour les fruitiers.

Programmateur arrosage avec une voie installée

Programmateur arrosage avec une voie installée

Avec un simple programmateur, j’aurai pu lancer l’arrosage de façon hebdomadaire avec un risque, celui d’arroser juste après un passage pluvieux. Comme je ne veux pas gaspiller des mètres cube d’eau, avec la sonde, si le sol est suffisamment humide, le système bloque tout. C’est à la fois respectueux de l’environnement et économique. En plus, on peut régler assez finement le seuil de déclenchement.

Sonde couplée à l'arrosage automatique

Sonde couplée à l’arrosage automatique

Pour la haie, j’ai choisi un tuyau Netafim de 100 mètres avec goutteurs intégrés (acheté 20 € sur le bon coin ) avec un débit de 1,6 l/h. Pour le verger, j’ai opté pour des goutteurs de 4l/h que j’ai positionné au pied de chaque arbre.

Un peu de mathématique !

Pour la haie, les goutteurs sont répartis tous les 33 cm soit environ 300 goutteurs pour un débit total d’environ 500 litres/heure.
Pour le verger, 15 goutteurs à 4l représentent 60 litres heure.

Au total, cela représente plus  d’un mètre cube, pour un arrosage hebdomadaire mais ce serait dommage de perdre tout le travail effectué, par un simple manque d’eau. On verra à la fin de l’été quelle quantité d’eau j’ai consommé car j’ai fait un relevé de compteur.

L’objectif étant que les différents plants aillent chercher au plus profond l’eau dont il ont besoin et éviter de développer un système racinaire uniquement en surface, j’ai donc programmé 2 heures d’arrosage hebdomadaire pour chaque zone. Avec la sonde mise en place, le système ne se déclenchera qu’en cas de besoin.
Probablement que je serai amené à augmenter un peu la durée pendant la période la plus chaude, mais je vais déjà tester d’ici l’été ce débit et j’ajusterai en conséquence.

Pour limiter l’arrosage, je vous conseille également de mettre en place un bon paillage, ça ne coute presque rien et c’est particulièrement efficace.

Quelques astuces :

  • Les tuyaux sont livrés en couronnes et lorsqu’on les déploie, il faut veiller a bien les dérouler pour les mettre bien à plat. Ils ont tendance à rester en tire-bouchon et il faut vraiment les dérouler complètement. Ca simplifie la  pose et vous évite d’avoir des plis dans les tuyaux. J’ai fait l’opération tout seul et c’était franchement galère. A deux, je pense que c’est beaucoup plus facile.
  • Il est conseillé d’installer un réducteur de pression (qui coûte 10 à 15 euros). Avec un peu de patience, vous pouvez arriver à réguler manuellement cette pression pour l’adapter aux besoins de vos zones et faire ainsi l’économie de quelques euros.
  • Pour les goutteurs auto-régulants, il faut veiller à ce que la partie biseautée soient tournée face à l’arrivée d’eau sinon ça ne fonctionnera pas bien.
  • J’ai voulu fermer certains goutteurs avec du scotch pour éviter d’arroser inutilement des zones sans plantation. Autant vous le dire, ça ne marche pas. Peut être que je n’ai pas suffisamment entouré les goutteurs… mais bon ça limite un peu les pertes quand même.
Le goutte à goutte une fois mis en place dans la haie de charmilles

Le goutte à goutte une fois mis en place dans la haie de charmilles

Après une bonne après midi de travail, l’arrosage automatisé est totalement posé. La programmation a été un jeu d’enfant et tout semble opérationnel.

J’adore l’éclairage rasant que procure le soleil couchant sur le bosquet alors un petite pose (pas déméritée) pour apprécier le travail accompli.